22 octobre 2018
par
AKO10_old
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Au 1er janvier 2019, les herbicides - mais aussi tous les autres pesticides de synthèse - seront interdits à la vente au particulier. Comment mettre en place des solutions alternatives au désherbage chimique ? Comment s’adapter à cette révolution technique ? C’est l’objet de ce dossier.
Tout dépend du point de vue. Le pissenlit est tout à la fois une adventice (qui remplace souvent aujourd'hui le terme mauvaise herbe ) indésirable lorsqu’il pousse dans une allée mais aussi un légume lorsqu’il est cultivé dans le potager. C’est également une herbe médicinale propre à stimuler le fonctionnement de la vésicule biliaire et qui permet la décongestion du foie. Pour un chardonneret, enfin, c’est un excellent pourvoyeur en graines riches en nutriments. On voit que la réalité est moins simple qu’il n’y paraît. Entretenir et créer un jardin au naturel c’est apprendre, chaque jour, à élargir sa vision du mode végétal (et animal) afin de permettre la mise en place d’un équilibre aussi harmonieux que possible. Concernant les adventices,
il ne s’agit pas de les éliminer en totalité mais de les maintenir à un niveau acceptable selon la partie du jardin où elles poussent : allée, potager, massif, verger... Ceci dit, certaines herbes ont un fort pouvoir d’envahissement, dans ce cas il faut veiller au grain, les identifier puis en réduire la population. Quelques exemples éclairants : un plant d’épilobe peut porter 80 000 graines ; un pied de liseron peu s’étendre sur 25 m2 de mars à octobre.
La technique du paillage consiste à étaler, de préférence sur sol nu, un tapis de matière organique ou minérale (ardoises pilées...) . Le mot « paillage » est directement issu de paille, tige d’une céréale, qui était (et le demeure) utilisée pour recouvrir les espaces nus entre des plants de
fraisiers fraîchement plantés. Aujourd'hui le paillage peut être constitué de différentes matières vendues dans le commerce: paillette de lin, de seigle, de chanvre, fèves de cacao, bois rameal fragmenté (copeaux broyés), etc. Il est également possible d’improviser un paillage efficace à partir de matières naturelles disponibles dans son jardin ou à proximité : broyat-maison, tontes de gazon, feuilles mortes, cartons, fougères aigle sèches, paille et foin, etc. Cette technique présente des avantages certains. Le paillage, à condition qu’il soit assez épais (8-10 cm), limite l’apparition des adventices en faisant obstacle à la lumière, il réduit les pertes d’eau par évaporation et lorsqu’il se décompose, enrichit la terre en matière organique.
C’est bien connu, selon l’adage populaire un binage vaut deux arrosages. Passer la binette dans le potager ou dans un massif permet donc
d’économiser l’eau du sol... mais sa fonction première reste avant tout de se défaire des plantes adventices, qui y poussent. Pour ce faire la lame que l’on tire vers soi doit être bien affûtée. De plus le binage se fait par temps sec et de préférence lorsque la végétation spontanée est jeune. S’il pleut après le binage, mieux vaut ramasser les herbes coupées cela évite leur reprise de végétation. Enfin la longueur du manche doit être adaptée à la grandeur du jardinier.
Vinaigre blanc, sel et eau pour un désherbant sans danger[/caption]
Le mélange de 3 litres de vinaigre blanc, de 0,5 à 1 kg de sel et de 2 litres d’eau, le tout chauffé modérément (60 degrés environ) puis versé dans un pulvérisateur de 5 litres permet de traiter une surface d’environ 300 m2. Le résultat n’est pas forcément définitif selon les conditions ambiantes. L’idéal, ici aussi, est de traiter par temps sec, sur herbes jeunes et à l’aide d’un pulvérisateur dont la buse de pulvérisation est en bon état de fonctionnement.
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